23/11/2016

L'histoire du Fort de Vaux: conférence de Renaud Martinez

Vendredi 18 novembre, les Anciens Combattants et le Souvenir Français ont invité Renaud Martinez  à donner une conférence intitulée «  l’histoire du Fort de Vaux » devant une assistance intéressée.  Ma conférence, a-t-il commencé,  pourrait se résumer par « l’histoire d’un épisode glorieux au paroxysme du courage». Avec une sincère et profonde émotion, Renaud Martinez a captivé son auditoire en lui faisant revivre l’un des plus  grands moments de 1916. « Verdun : Mère des batailles » dont la prise du fort de Vaux fut l’un des sommets du courage et de l’abnégation des soldats français. Construit au début des années 1880 Renaud martinez portrait.jpgen maçonnerie ordinaire, le fort mesurait 180m x 90m et était ceint d’un fossé de protection équipé d’un pont levis à l’entrée principale. Sa caserne pouvait abriter 150 hommes. Elle fut renforcée en 1886 par une carapace de béton de 2,25m d’épaisseur. Deux casemates armées chacune de 2 canons de 75mm seront construites sur ses angles et deux citernes souterraines approvisionnaient le fort en eau potable.  Début 1916, le secteur de Verdun est calme et tranquille. C’est le 21 février qu’un torrent de feu s’abat sur Verdun. Une pluie continuelle de millions d’obus dont les explosions s’entendront depuis les Vosges ravagent le fort. Après la chute de Douaumont, Vaux reste la défense principale de Verdun. 8000 obus par jour le pilonneront jusqu’à combler ses fossés de défense. Le 53ème RI composés de poilus catalans qui le défend est décimé au tiers de ses hommes. Sous des bombardements toujours plus intenses, les bataillons français sont laminés, les citernes d’eau détruites et le fort est gazé. Pour se protéger des gaz on ferme les issues mais très vite l’air va manquer et il n’y a plus de lumière. La situation est telle que les allemands conjurent les français de se rendre. C’est alors que le commandant Raynal, bien que blessé, résiste seul avec 600 hommes aux assauts des troupes d'élites allemandes commandées par le Kronprinz, fils de l'empereur Guillaume II d’Allemagne. Assoiffées, dénutries, les troupes françaises combattront jusqu'à leur ultime limite, entravant ainsi l'offensive allemande. Leur résistance, qualifiée d'héroïque par l'état-major français, est considérée comme l'un des points de bascule de la bataille de Verdun, finalement remportée fin 1916 par l'armée française. « Le fort de Vaux deviendra alors l'un des symboles des combats des poilus de la Première Guerre mondiale animés par le sens du devoir jusqu'à l'ultime sacrifice. » 

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