01/06/2016

Conférence 1916 l'année de Verdun

A l’occasion de la commémoration du centenaire de la bataille de Verdun, invité par les Anciens Combattants et le Souvenir français, Renaud Martinez  officier tradition dépositaire de la mémoire, de l’histoire, des traditions et des coutumes du 53ème régiment d’infanterie catalan, est venu vendredi 27 mai à la salle des fêtes donné une conférence intitulée « 1916 l’année de Verdun » devant une assistance intéressée.  Ma conférence, a-t-il commencé,  pourrait se résumer par « du sang, des larmes et du fer». Avec émotion, Renaud Martinez a captivé son auditoire en lui faisant revivre les grands moments de 1916. « Verdun : Mère des batailles dont les effets ont fait long feu… Fin 1915 Joffre décide de l’offensive dans la Somme. Pour prendre les français de vitesse, les allemands alignent 1 million d’hommes et 5000 canons. Leur pilonnage de Verdun s’entendra depuis les Vosges. Ils détruiront tout, les hommes et les arbres. Mais deux bataillons de chasseurs sous le commandement du colonel Driant vont se sacrifier pour arrêter l’offensive allemande. Malgré tout, les allemands s’empareront du fort de Douaumont qui permettait, de par sa position élevée, d’avoir une exceptionnelle vision du champ de bataille. Alors, le gouvernement nommera Philippe Pétain chef des armées dont la mission sera que Verdun ne tombe pas. Pour ce faire, il créera « la voie sacrée », véritable cordon ombilical de 56 km de long sur 7 m de large par où transiteront plus de 3000 camions par jour. Puis ce sera l’enfouissement dans les tranchées sous les bombardements continuels. Malgré la chaleur et la mitraille, les français ne perdront pas de terrain. Au mois d’avril, les villeneuvois Michel Malet et Vincent Olieu tomberont au chemin des dames. Ils ne seront pas seuls, déjà des dizaines de milliers de morts les ont précédés. Une garnison de catalans menée  par le commandant Reynal reprendra le fort de Vaux à 100 contre 1. C’est à la mi-juillet que les allemands feront une dernière tentative pour percer le front mais l’échec les conduira à tout arrêter et à se fortifier sur place. A cette époque les anglais aligneront les premiers tanks qui s’enliseront dans le bourbier du champ de bataille. Enfin, le 15 novembre l’offensive française sera stoppée par les trop grandes pertes, la pluie et les boues qui noient tout,  jusqu‘aux tranchées. Parmi les 66 000 morts français et les 136 000 blessés on comptera le villeneuvois Paul Amédée Alix dont les faits d’armes lui valurent la Croix de guerre avec trois palmes et la Légion d’honneur. Verdun 1916 : les français se sont battus pour défendre leur pays et y ont réussi. Joffre sera nommé maréchal de France et remplacé par le général  Nivelle qui préparera l’offensive du chemin de dames en 1917qui sera l’objet de la prochaine conférence de Renaud Martinez. Philippe louvetA l’occasion de la commémoration du centenaire de la bataille de Verdun, invité par les Anciens Combattants et le Souvenir français, Renaud Martinez  officier tradition dépositaire de la mémoire, de l’histoire, des traditions et des coutumes du 53ème régiment d’infanterie catalan, est venu vendredi 27 mai à la salle des fêtes donné une conférence intitulée « 1916 l’année de Verdun » devant une assistance intéressée.  Ma conférence, a-t-il commencé,  pourrait se résumer par « du sang, des larmes et du fer». Avec émotion, Renaud Martinez a captivé son auditoire en lui faisant revivre les grands moments de 1916. « Verdun : Mère des batailles dont les effets ont fait long feu… Fin 1915 Joffre décide de l’offensive dans la Somme. Pour prendre les français de vitesse, les allemands alignent 1 million d’hommes et 5000 canons. Leur pilonnage de Verdun s’entendra depuis les Vosges. Ils détruiront tout, les hommes et les arbres. Mais deux bataillons de chasseurs sous le commandement du colonel Driant vont se sacrifier pour arrêter l’offensive allemande. Malgré tout, les allemands s’empareront du fort de Douaumont qui permettait, de par sa position élevée, d’avoir une exceptionnelle vision du champ de bataille. Alors, le gouvernement nommera Philippe Pétain chef des armées dont la mission sera que Verdun ne tombe pas. Pour ce faire, il créera « la voie sacrée », véritable cordon ombilical de 56 km de long sur 7 m de large par où transiteront plus de 3000 camions par jour. Puis ce sera l’enfouissement dans les tranchées sous les bombardements continuels. Malgré la chaleur et la mitraille, les français ne perdront pas de terrain. Au mois d’avril, les villeneuvois Michel Malet et Vincent Olieu tomberont au chemin des dames. Ils ne seront pas seuls, déjà des dizaines de milliers de morts les ont précédés. Une garnison de catalans menée  par le commandant Reynal reprendra le fort de Vaux à 100 contre 1. C’est à la mi-juillet que les allemands feront une dernière tentative pour percer le front mais l’échec les conduira à tout arrêter et à se fortifier sur place. A cette époque les anglais aligneront les premiers tanks qui s’enliseront dans le bourbier du champ de bataille. Enfin, le 15 novembre l’offensive française sera stoppée par les trop grandes pertes, la pluie et les boues qui noient tout,  jusqu‘aux tranchées. Parmi les 66 000 morts français et les 136 000 blessés on comptera le villeneuvois Paul Amédée Alix dont les faits d’armes lui valurent la Croix de guerre avec trois palmes et la Légion d’honneur. Verdun 1916 : les français se sont battus pour défendre leur pays et y ont réussi. Joffre sera nommé maréchal de France et remplacé par le général  Nivelle qui préparera l’offensive du chemin de dames en 1917qui sera l’objet de la prochaine conférence de Renaud Martinez.

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Renaud Martinez et Yves Renard du Souvenir Français

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